Aller au contenu
Offre

Revatio

Plage de prix : 71,99 € à 225,99 €

Revatio est une spécialité de sildénafil indiquée dans l’hypertension artérielle pulmonaire, selon l’AMM. La prise suit l’ordonnance, le plus souvent en plusieurs prises quotidiennes. Association interdite avec les dérivés nitrés et le riociguat. Lire la notice avant la première prise.

Catégorie :

Description

Revatio (sildénafil) : information à l’officine des Martraits

Revatio est une spécialité dont le principe actif est le sildénafil. L’indication qui figure sur son AMM n’est pas la dysfonction érectile : c’est l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP). À l’officine des Martraits, on lit donc Revatio comme un traitement de fond prescrit dans un cadre spécialisé, avec une posologie répétée dans la journée, et non comme un comprimé « à la demande ».

Le sildénafil inhibe la phosphodiestérase de type 5. Dans le poumon, cette enzyme participe au tonus des artères pulmonaires. En l’inhibant, le médicament favorise la vasodilatation de ce territoire et peut améliorer la capacité d’effort chez certains patients dont le diagnostic d’HTAP a été posé. Ce n’est pas un traitement de la simple « tension artérielle » mesurée au bras. Hypertension artérielle systémique et hypertension artérielle pulmonaire ne se confondent pas. On ne remplace pas un antihypertenseur habituel par Revatio, et l’inverse n’a pas davantage de sens.

La même molécule existe dans d’autres spécialités, à d’autres dosages, pour une autre AMM. Mélanger les notices expose à une erreur de rythme : trois prises par jour d’un côté, une prise occasionnelle de l’autre. Le nom écrit sur la boîte — Revatio — et l’ordonnance du prescripteur qui suit l’HTAP sont les seuls repères utiles.

Composition

Revatio contient du sildénafil, le plus souvent sous forme de citrate. La présentation la plus discutée à l’officine est le comprimé pelliculé à 20 mg. D’autres formes existent dans le dossier d’AMM (solution buvable, présentation injectable en milieu de soins). On ne les intervertit pas sans consigne écrite : la concentration, le goût, les excipients et le mode de mesure changent.

Élément Lecture de la notice
Principe actif Sildénafil
Classe Inhibiteur de la PDE5
Indication AMM de Revatio Hypertension artérielle pulmonaire
Comprimé courant 20 mg pelliculé
Excipients Propres à chaque forme ; lire la notice remise

Le comprimé peut contenir du lactose. Une intolérance, un régime particulier ou une réaction ancienne à un pelliculage se signalent avant l’ouverture de la plaquette. La solution buvable, lorsqu’elle est prescrite, a sa propre liste d’inactifs et un dispositif de mesure : la cuillère de cuisine n’en fait pas partie.

Deux spécialités « sildénafil 20 mg » ne sont pas interchangeables par le seul milligrammage. L’indication, le rythme et parfois le circuit de prescription diffèrent. Toute substitution se discute à partir de l’ordonnance, pas à partir du principe actif isolé.

À quoi sert ce médicament

Revatio entre dans la prise en charge de l’hypertension artérielle pulmonaire chez des patients dont le diagnostic a été établi, afin d’améliorer notamment la capacité d’effort. L’HTAP est une maladie des petites artères pulmonaires : pression élevée dans ce lit vasculaire, essoufflement à l’effort, fatigue, parfois douleurs, malaises, signes de retentissement droit. Ce n’est pas un diagnostic que l’on pose au comptoir.

Le traitement s’inscrit presque toujours dans un suivi de centre de référence ou de compétence, avec d’autres médicaments possibles (antagonistes des récepteurs de l’endothéline, prostacyclines, stimulateurs de la guanylate cyclase, diurétiques, anticoagulants selon les cas). Revatio n’est pas « le comprimé de l’essoufflement » en général. Un essoufflement d’asthme, d’insuffisance cardiaque gauche, d’anémie ou de déconditionnement n’est pas une indication d’AMM de cette spécialité.

Chez l’enfant, certaines présentations et posologies relèvent d’un cadre pédiatrique précis, calculé sur le poids, sous responsabilité du prescripteur hospitalier. On ne calque pas la dose adulte de 20 mg trois fois par jour sur un enfant. On ne fractionne pas un comprimé « à l’œil » pour approximer une dose pédiatrique si la notice et le prescripteur n’ont pas prévu cette manœuvre.

Revatio n’a pas pour AMM le traitement de la dysfonction érectile. Utiliser cette spécialité « comme un Viagra » sort de la notice : le rythme, le dosage unitaire et la surveillance ne sont pas les mêmes. Inversement, une spécialité d’érection n’est pas un substitut improvisé de Revatio dans l’HTAP.

Comment le prendre

Chez l’adulte, le schéma le plus souvent décrit par l’AMM du comprimé est de 20 mg trois fois par jour, à intervalles aussi réguliers que possible. L’ordonnance peut s’écarter de ce schéma : insuffisance hépatique ou rénale, interactions, tolérance, association à d’autres vasodilatateurs pulmonaires. On ne « saute pas le comprimé du midi » pour le reporter le soir en double dose.

Point Repère de notice Ce qu’il ne faut pas faire
Dose unitaire fréquente (adulte) 20 mg Ne pas passer à 50 ou 100 mg sur le modèle d’une autre spécialité de sildénafil
Rythme habituel Trois prises par jour Ne pas condenser les trois prises en une seule
Repas Possible pendant ou hors des repas, selon la notice de la forme délivrée Ne pas doubler si un repas a retardé la sensation d’effet
Oubli Prendre la dose prévue lorsqu’on y pense, sauf si la suivante est proche Ne jamais prendre deux doses à la fois pour rattraper
  • Avaler le comprimé avec de l’eau, sans le croquer sauf consigne contraire de la notice.
  • Espacer les prises dans la journée plutôt que de les coller au réveil et au coucher.
  • Conserver le même horaire autant que possible : l’HTAP se traite en continu, pas « les jours de fatigue ».
  • La solution buvable se mesure avec le dispositif fourni. On note la dose en milligrammes, pas en « cuillères ».
  • Un autre inhibiteur de PDE5 ne s’ajoute pas de soi-même « pour le souffle » ou « pour le reste ».

Certains traitements augmentent nettement l’exposition au sildénafil (inhibiteurs puissants du CYP3A4 : azolés, certains macrolides, certains antirétroviraux). D’autres la diminuent (inducteurs comme la rifampicine). Le prescripteur adapte ou écarte. Au comptoir, la liste complète — y compris inhalations, gouttes, automédication — évite de laisser passer une ligne qui change tout.

L’arrêt brutal n’est pas anodin dans l’HTAP. Toute interruption, même de quelques jours pour un oubli de renouvellement, se signale à l’équipe qui suit le patient. Ce n’est pas un médicament que l’on « pause le week-end ».

Précautions et contre-indications

Comme les autres sildénafils, Revatio ne se combine pas aux dérivés nitrés ni aux donneurs de monoxyde d’azote (trinitrine, isosorbide, molsidomine, poppers nitrités). L’hypotension peut être sévère. L’association au riociguat est également une contre-indication. Un patient d’HTAP peut se voir proposer plusieurs vasodilatateurs : l’ordonnance du centre de référence prime sur tout schéma lu ailleurs.

Autres situations à poser avant la délivrance :

  • allergie au sildénafil ou à un excipient de la forme remise ;
  • hypotension sévère, accident cardiovasculaire récent, angor instable, selon les mises en garde de la notice ;
  • antécédent de NOIAN après un inhibiteur de PDE5, baisse visuelle brutale ;
  • déformation de la verge, terrain à priapisme — même si l’indication n’est pas l’érection, l’effet vasculaire existe ;
  • insuffisance hépatique sévère : cadre souvent très restreint, voire d’écart ;
  • rétinite pigmentaire et autres maladies héréditaires de la rétine : discussion spécialisée.

L’effort physique reste limité par la maladie elle-même. Revatio n’autorise pas de « tester » une montée d’escalier pour voir si le souffle a changé au premier comprimé. L’évaluation se fait dans le suivi prévu (test de marche, échographie, cathétérisme selon les cas).

Grossesse et allaitement : l’HTAP chez la femme en âge de procréer est une situation à haut risque, encadrée par le spécialiste. On ne tranche pas une contraception, une grossesse ou un allaitement au vu d’une seule ligne de notice lue en diagonale. Le prescripteur et, au besoin, le centre de référence tranchent.

Effets indésirables possibles

Les effets souvent rapportés tiennent à la vasodilatation et au rythme des prises : céphalée, rougeurs, dyspepsie, congestion nasale, douleurs musculaires, vertiges. Une baisse de tension au lever, surtout en début de traitement ou après l’ajout d’un autre vasodilatateur, doit être dite à l’équipe de suivi.

Des signes imposent un avis rapide, parfois le 15 :

  • aggravation brutale de l’essoufflement, douleur thoracique, malaise, syncope ;
  • œdèmes qui s’installent ou prennent brutalement ;
  • baisse soudaine de la vision ou de l’audition ;
  • érection douloureuse prolongée au-delà de quatre heures ;
  • éruption étendue, gonflement, gêne respiratoire d’allure allergique.

Une céphalée répétée à chaque prise n’est pas toujours « le prix à payer ». Elle peut signaler une dose mal tolérée, une interaction ou une hypotension. On ne rajoute pas un anti-migraineux vasoconstricteur de sa propre initiative sans vérifier la compatibilité : certains de ces médicaments sont précisément à écarter.

Tout effet grave se signale au prescripteur. Il peut aussi être déclaré sur le portail national de signalement. Apporter la boîte permet d’identifier le lot et la forme (comprimé ou solution).

Quand en parler à l’officine ou au médecin

Renouvellement qui arrive à la dernière plaquette, nouvel antimycosique, nouveau traitement du VIH, projet de geste chirurgical, grossesse, malaise au lever, ou confusion entre Revatio et une autre spécialité de sildénafil : l’ordonnance se repose sur le comptoir. Le médecin ou le centre qui suit l’HTAP reste décisionnaire pour la dose et les associations. Le pharmacien vérifie les interactions, le rythme, et la cohérence entre la forme prescrite et la forme présentée.

Un essoufflement nouveau chez une personne qui n’a jamais eu d’HTAP n’est pas un motif pour commencer Revatio. C’est un motif de consultation.

Questions fréquentes

Revatio et Viagra, même molécule ?
Oui : le sildénafil. L’AMM, le dosage unitaire, le rythme et la surveillance ne sont pas les mêmes. On ne copie pas la notice de l’un sur la boîte de l’autre.

Pourquoi trois fois par jour ?
Parce que l’objectif dans l’HTAP est une exposition continue, pas un effet ponctuel. Condenser les prises réduit cet objectif et augmente le pic.

Que faire en cas d’oubli ?
Prendre la dose manquée si l’heure suivante n’est pas proche. Ne pas doubler. Si les oublis se répètent, en parler au prescripteur plutôt que de bricoler un nouveau rythme.

Puis-je arrêter si je respire mieux ?
Non, pas de soi-même. L’amélioration d’effort, quand elle existe, tient souvent au traitement poursuivi. L’arrêt se décide dans le suivi.

Peut-on prendre un dérivé nitré pour une douleur de poitrine ?
Pas avec le sildénafil, sauf consigne médicale explicite dans un cadre qui connaît l’association. Une douleur thoracique sous Revatio est un motif d’avis urgent, pas d’automédication par trinitrine.

Que faire des comprimés non utilisés ?
Les rapporter à l’officine. Les emballages vides vont dans le tri ménager.

Délivrance à l’officine des Martraits

Revatio se discute à partir de l’ordonnance et de la notice de la forme remise. Pour une première délivrance ou un changement de forme (comprimé vers solution, ou l’inverse), apportez la liste complète des traitements. En urgence vitale, composez le 15. Pour le détail réglementaire d’une spécialité autorisée, la référence reste la notice et la Base de données publique des médicaments.

Informations complémentaires

Posologie

20mg

Paquet

30 pill, 60 pill, 90 pill, 120 pill